Toutes critiques, défouloir, hors sujet
                    
 De la démocratie. . .
  Discussion interdite aux utilisateurs suivants :   44444684  44444628  44444688  10072
Auteur: ndar.tout   
Date:   28-08-16 11:09   >>> Répondre à ce message

Pour amorcer le sujet :
in rfi.fr :
"""Présidentielle au Gabon: l’heure du décompte des voix
Une électrice dépose son bulletin dans l'urne d'un bureau de vote, à Libreville, lors de l'élection présidentielle du 27 août 2016 au Gabon.
© REUTERS/Erauds Wilfried Obangome
Par RFI
Publié le 28-08-2016 • Modifié le 28-08-2016 à 09:29
Au Gabon, les dés sont jetés pour l'élection du futur président du pays. Ce sont 628 000 électeurs qui étaient appelés aux urnes, hier samedi 27 août, et pas d'incident notable à signaler, si ce n'est un certain retard à l'ouverture des bureaux de vote dans la capitale. La forte mobilisation a d'ailleurs nécessité que la fermeture des bureaux soit d'ailleurs parfois retardée. Maintenant, c'est le décompte des voix qui a commencé.
Tous les PV signés doivent être convoyés sous escorte militaire, en présence du président du bureau et de ses vice-présidents. Ces PV sont remis aux commissions locales qui compilent et envoient les chiffres au niveau provincial, puis à la Commission électorale nationale et permanente (Cénap) basée à Libreville.
C’est un défi logistique puisque certaines zones au Gabon sont très difficilement accessibles. La Cénap doit faire l’ultime saisie informatique, ici, dans la capitale. Ces opérations se font en commission plénières, c’est-à-dire avec des représentants des candidats et des ministères liés à l’élection.
La proclamation finale pourra se faire d’ici mardi 30 août. Les candidats mécontents pourront ensuite saisir la Cour constitutionnelle dans les 8 jours, les magistrats ont, eux, deux semaines pour rendre leur verdict.
L'opposition demeure vive entre Bongo et Ping
Les deux camps se rendaient « coup pour coup » durant la campagne. Ils continuent de le faire après le vote. Dans la nuit, le porte-parole d’Ali Bongo, Alain-Claude Billie By Nze, a sorti un communiqué affirmant avoir noté des fraudes massives, en particulier dans les zones où les représentants de l’opposition avaient pu arriver dans les bureaux en premier. Ils dénoncent aussi les provocations et les violences exercées sur des partisans du candidat président. Puis il conclut en disant que même si aucun chiffre ne peut et ne doit être avancé, il est en mesure de dire qu’Ali Bongo remportera la victoire.
Ces propos ont aussitôt fait bondir le camp Jean Ping. Son porte-parole, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, estime que c’est la première fois depuis 1990 que l’opposition est accusée de fraude. Il accuse, lui, l’équipe adverse de violer la loi, ajoutant que seule la Commission électorale pouvait annoncer les résultats. Il explique aussi devoir donc annoncer ses chiffres à lui : à 2 heures du matin, après avoir compilé 40% des résultats, Jean Ping obtiendrait plus de 68% des suffrages, contre 29% pour Ali Bongo. Ce sont les chiffres donnés par l’opposition.
Chronologie et chiffres clés
GABON
Sur le même sujet
Présidentielle au Gabon: les favoris confiants à l'heure du dépouillement
Présidentielle au Gabon: «A voté!»
Les électeurs gabonais aux urnes pour choisir leur président """

--------------------------------------
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
-------------------
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: Eureka 
Date:   28-08-16 11:14   >>> Répondre à ce message

Comme d'hab : fraudes massives ,les 2 camps vont se déclarer vainqueur mais le plus fort avec Police , Armée , Conseil Constitutionnel (Bongo fils) va gagner contre le gendre (Jean Ping ) ..... rien de nouveau !

Message posté par un internaute non inscrit dont la géolocalisation détectée est : VILLE : Dakar PAYS : Senegal
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: ndar.tout   
Date:   28-08-16 11:50   >>> Répondre à ce message

Indépendance?
in huffpost :
""" Les élections en Afrique montrent une régression de la démocratie (et certains pays occidentaux ne sont pas contre)
 06 Mars 2016
Michel Scarbonchi Consultant international, spécialiste de l’Afrique, ancien député européen
STEPHANE DE SAKUTIN VIA GETTY IMAGES
De nombreuses élections présidentielles et législatives se sont tenues en 2015 ou se tiendront en 2016 sur le continent africain. Mais il est déjà aisé de constater au vu des campagnes électorales et des résultats qu’au lieu de grandes avancées de la démocratie électorale, c’est à une régression que l’on assiste.
Depuis des années, l’ONU, l’Union européenne et les différentes institutions internationales ont favorisé le respect de constitutions prévoyant la limitation du nombre de mandats, la mise en place de commissions électorales nationales indépendantes, de mécanismes de recensement biométrique des populations, afin de rendre les processus électoraux plus transparents et moins contestables. Or, à quoi assistons-nous aujourd’hui?
Modifications de la constitution, arrestations des opposants, énièmes mandats
Au Burundi, le Président Pierre Nkurunziza n’a pas respecté la constitution et s’est fait réélire pour un troisième mandat au prix de terribles violences, et en maintenant le pays sous répression militaire.
En Ouganda, Yoweri Museveni, candidat pour un cinquième mandat, a fait arrêter pour la quatrième fois son principal opposant qualifié pour le second tour, Kizza Besigye.
Au Congo, après l’organisation, en quinze jours, d’un référendum pour modifier la constitution, Sassou N’Guesso, après trente-deux ans de présidence, s’apprête à effectuer un nouveau mandat...
Au Bénin, un “haut fonctionnaire-banquier”, Lionel Zinsou, parachuté par Paris comme Premier ministre, brigue la magistrature suprême le 6 mars pour, peut-être, permettre au Président sortant Boni Yayi de faire un nouveau mandat comme Premier ministre dans un remake africain de “Poutine-Medvedev”...
Lionel Zinsou n’a même pas pris la peine de
démissionner de sa fonction de Premier ministre, comme le lui enjoint le code électoral béninois dans le cadre de sa candidature à l’élection présidentielle. Quelle régression démocratique que celle de cet enfant de la république française et du sérail socialiste, qui, au lieu d’être exemplaire, devient acteur et caution des pires pratiques électoralistes...
Mascarade démocratique et pratiques colonialistes
Face à cette affligeante mascarade démocratique, les autorités françaises comme l’Union européenne ont fait preuve d’un silence assourdissant. Heureusement, pour sauver l’honneur, s’est fait entendre un ancien ambassadeur de France au Bénin, dénonçant dans une lettre ouverte, avec courage et pertinence, cette situation ubuesque qui n’a eu pour résultat que de dresser l’essentiel de la classe politique béninoise contre Paris, accusé de pratiques colonialistes.
Au Niger, situation tout aussi ubuesque! Le Président Issoufou a fait mettre en prison, dans le cadre d’une affaire montée de toutes pièces et dont les différents protagonistes sont en liberté, son principal et charismatique opposant, Hama Amadou. Ce dernier est resté emprisonné alors que la Cour Suprême a autorisé sa candidature et que celui-ci est sous la protection de l’article 72 de la Charte de la CEDEAO. Le Président sortant, malgré un désaveu des deux tiers de sa population, l’opposition de deux anciens chefs de l’Etat et des grands partis politiques du pays, a fait plus de 48% des suffrages au premier tour. Notons qu’il avait osé introduire le “vote par témoignage” (dont chacun peut imaginer la fraude qu’il autorise), refusé les cartes d’électeurs biométriques et disposait d’une CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) à sa main.
S’engage désormais un deuxième tour avec un Président disposant de tout l’appareil d’Etat et d’un challenger en prison... Les dirigeants français et européens sont là-aussi restés d’un silence remarquable, interprété par les populations comme de la complicité.
L’instabilité politique plus dommageable que l’alternance politique
Quant à l’Union africaine, ses silences, complaisances et revirements la disqualifient durablement. Il est vrai que les pays se situant en zone de guerre contre AQMI, Boko Haram ou l’Etat islamique (EI) peuvent plus facilement s’affranchir des règles démocratiques, leurs “parrains” considérant que l’instabilité politique est plus dommageable que l’alternance politique.
Même si des processus électoraux se sont bien déroulés au Ghana, au Togo, au Nigéria et en Côte d’Ivoire, comme on le voit, tant d’années de luttes démocratiques pour de tels résultats ne peuvent que rendre pessimiste sur l’avenir de la démocratie africaine."""

--------------------------------------
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
-------------------
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: ndar.tout   
Date:   28-08-16 12:24   >>> Répondre à ce message

Et après ils s'étonnent qu'on les bloque.

--------------------------------------
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
-------------------
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: Eureka 
Date:   28-08-16 12:26   >>> Répondre à ce message

je suis heureux de constater que Ndar s'aperçoit que la vie politique en Afrique et la quête du pouvoir n'est pas un long fleuve tranquille !

Message posté par un internaute non inscrit dont la géolocalisation détectée est : VILLE : Dakar PAYS : Senegal
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: ndar.tout   
Date:   28-08-16 12:26   >>> Répondre à ce message

in Rfi :
"""28/08/2016
Comment repenser la démocratie en Afrique ?
Par Alain Foka
Des textes fondamentaux retouchés, une pléthore de postulants, des candidats menacés voire embastillés, des élections parfois boycottées, et des résultats souvent contestés, des observateurs internationaux trop souvent arrangeants... Pourquoi près de trente ans après la chute du mur de Berlin et le sommet fondateur de La Baule, l'Afrique éprouve-t-elle autant de mal à adopter le modèle démocratique ? Est-il vraiment adapté au continent ?
Avec :
- Célestine Zanou, ancienne candidate aux élections présidentielles béninoises, ancienne directrice de cabinet du président Kérékou
- Jean-Emmanuel Pondi, politologue, professeur de Sciences politiques, secrétaire général de l’Université de Yaoundé I, chef du Département de Politique internationale à l'IRIC (Institut des Relations Internationales du Cameroun)
- Francis Kpatinde, journaliste et enseignant à Sciences Po Paris
- Antoine Glaser, journaliste, ancien rédacteur en chef de la Lettre du Continent, auteur de Arrogant comme un Français en Afrique, éd. Fayard. """

--------------------------------------
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
-------------------
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: Eureka 
Date:   28-08-16 12:43   >>> Répondre à ce message

Comment est ce possible que de nombreux chefs d'état Africains qui ont fait des études supérieurs , qui voyagent à l'étranger , refusent les règles de la démocratie ?? En fait la notion de Nation n 'existe pas en Afrique , l'état est le bien privé du Président
.....heureusement le Sénégal échappe à cette malédiction !

Message posté par un internaute non inscrit dont la géolocalisation détectée est : VILLE : Dakar PAYS : Senegal
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: ndar.tout   
Date:   28-08-16 12:52   >>> Répondre à ce message

Les nations africaines ont été créé par le colonisateur et les ont géré durant des années.
Encore maintenant il manipule la politique et l'économie de l'Afrique à son profit.

--------------------------------------
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
-------------------
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: ndar.tout   
Date:   28-08-16 13:12   >>> Répondre à ce message

Essayer d'écouter sur rfi ou de trouver le texte de la pièce ci-dessous.
in rfi.fr :
""" """« Sank ou la patience des morts
», en exclusivité à l’antenne et sur rfi.fr.
L’histoire :
Sank ou la patience des morts : Le Capitaine Thomas Sankara, père de la révolution burkinabè et président du Burkina Faso, pays des hommes intègres, est assassiné le 15 octobre 1987 lors d'un coup d'État organisé par celui qu’il considérait comme son frère, Blaise Compaoré. Le meurtre vient d’avoir lieu quand la pièce commence, mais, entouré de sa mère, sa femme, ses conseillers, Sankara ressuscite sur scène, le temps de témoigner de ses dernières heures, de ses derniers combats et de son rêve révolutionnaire. Sankara se sacrifie pour sauver la Révolution sans savoir qu’elle mourra avec lui, car il vit dans un monde dans lequel la politique s’embarrasse peu de l’utopie.

--------------------------------------
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
-------------------
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: lorient   
Date:   28-08-16 13:17   >>> Répondre à ce message

Les monologues du Ndargin


Message édité (28-08-16 13:18)
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: Eureka 
Date:   28-08-16 13:20   >>> Répondre à ce message

Une grande majorité de Chefs d'Etat Africains ne semblent pas gênés de l'influence des pays riches sur leur économie et vie politique du moment qu'il se remplisse les poches ....

Thomas Sankharé est arrivé au pouvoir par un coup d'état ....il l'a quitté par un autre coup d'état , ce n'était qu'un dictateur qui s'est fait doubler par son vizir Campoaré !!!!!

Message posté par un internaute non inscrit dont la géolocalisation détectée est : VILLE : Dakar PAYS : Senegal
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: ndar.tout   
Date:   28-08-16 13:41   >>> Répondre à ce message

Drôle de monologue où il n'y a pas deux posts de ma part qui se suivent!
Lorient :
"""Date: 28-08-16 13:17 >>> Répondre à ce message
Les monologues du Ndargin """

--------------------------------------
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
-------------------
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: Pinke   
Date:   29-08-16 22:45   >>> Répondre à ce message

Au Sénégal, le tribunal spécial africain de Dakar a tranché. Après dix mois de procès, l’ancien président du Tchad, Hissène Habré, a été condamné lundi 30 mai à la réclusion criminelle à perpétuité par une juridiction africaine extraordinaire qui l'a reconnu coupable de crimes contre l'humanité, de torture et de viols lors de la répression menée lorsqu'il était à la tête de son pays entre 1982 et 1990. Hissène Habré a été rattrapé par son passé et le procès qui s'est déroulé sur le continent africain, et non devant la Cour pénale internationale (CPI), aura certainement valeur de modèle pour le contient et même pour la justice internationale.

Ce procès d’Hissène Habré marquera l’histoire de la justice internationale. C’est une première en effet, et pour plusieurs raisons.

C'est la première fois qu'un chef d'Etat est reconnu personnellement coupable de viols. C'est la première fois aussi qu'un ancien chef d'Etat africain est jugé en Afrique. Et enfin c'est la première fois au monde que des juridictions d'un pays jugent le chef d'Etat d'un autre pays pour des crimes contre l'humanité.

C'est le recours à la « compétence universelle » qui a permis la tenue de ce procès historique. Il s'agit d'un concept-clé de la justice internationale grâce auquel on peut engager des poursuites contre une ou plusieurs personnes en dehors du pays où les crimes graves ont été commis. Hissène Habré a donc été jugé au Sénégal - alors qu'il est Tchadien - parce qu'une plainte avait été déposée au Sénégal, le pays où il réside depuis son exil en 1990.

De son côté, la CPI (Cour pénale internationale) n'aurait pas pu juger l'ancien homme fort du Tchad parce qu'elle ne s'intéresse qu'aux crimes commis après 2002, date à laquelle son statut est entré en vigueur.

Un procès qui a valeur d’exemple

Pour les associations de défense des droits de l'homme, ce procès a valeur d'exemple. L'organisation Human Rigts Watch espère qu'il donnera de l'espoir et du courage à d'autres survivants de régimes répressifs afin que d'autres criminels soient jugés.

Ce procès n'a vu le jour que grâce à la détermination des victimes et à l'appui que leur ont fourni les organisations des droits humains. Ensemble, ils ont surmonté les différents obstacles de ce long feuilleton judiciaire.

La première inculpation d'Hissène Habré date de l'an 2000, suite au dépôt d'une plainte, mais les poursuites sont annulées dans la foulée. Hissène Habré est aussi inculpé en Belgique mais, là encore, tout s'arrête, car il n'est pas extradé.

A partir de 2006, le débat est relancé au Sénégal, mais en 2011 il y a eu un nouveau coup d'arrêt : Dakar ne veut plus juger Habré sur son sol, mais veut l'extrader vers la Belgique. C'est finalement l'année suivante que le processus est relancé après le départ d'Abdoulaye Wade et l'arrivée du nouveau président sénégalais Macky Sall.

Le procès Habré s'est donc ouvert en juillet dernier, quinze ans après le dépôt de la plainte sénégalaise ! Les organisations des droits de l'homme se félicitent de la façon dont il s'est déroulé car la parole des victimes a été au centre des auditions. « Ce fut un procès pour les victimes, par les victimes », affirme Amnesty International.

Les limites de ce procès

Soulignons tout d’abord que seul Hissène Habré a été jugé. Cela a eu le mérite de mettre en lumière son « rôle de chef d'orchestre de la répression », selon l'expression du juge, mais cela a aussi fait passer au second plan le rôle des autres responsables des crimes commis.

Le procureur avait pourtant requis l'inculpation de cinq officiels du régime parmi lesquels, deux anciens directeurs de la DDS (la police politique), un ancien directeur du service pénitencier, un tortionnaire et un ancien conseiller spécial à la sécurité de la présidence. Aucun n'a comparu. Les deux premiers ont été jugés au Tchad qui a refusé de les extrader et les trois autres n'ont pas été arrêtés.

Autre limite, celle du rôle de l'actuel président du Tchad qui n'a pas été éclairci. Idriss Déby Itno commandait l'armée d'Hissène Habré pendant la période du « septembre noir », en 1984, quand les populations du sud du pays ont été réprimées.

Il y a, par ailleurs, un autre aspect qui n'a pas été approfondi durant ce procès, celui du soutien apporté par les Etats-Unis et la France au régime Habré. Armes, soutien logistique et renseignement… Français et Américains voyaient le Tchad comme un rempart à la Libye de Kadhafi.

Enfin, l’Afrique a certes réussi à juger l’un de ses fils, mais clairement elle n’y est arrivée que grâce au bon vouloir de l’Etat sénégalais, en particulier après l'arrivée de Macky Sall au pouvoir, et grâce en partie à l'argent de plusieurs pays européens.

C’est un immense jour de fierté pour le Sénégal et pour l’Afrique, parce que ça tord le cou à tous les sceptiques qui pensaient que l’Afrique était un continent damné, interdit de rendre une justice exemplaire, interdit d’assumer un procès dans le respect des meilleurs standards internationaux. Eh bien à tous les sceptiques, ce verdict et ce procès apportent un démenti absolu.
William Bourdon
RFI

Chacun sa vérité.
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: Eureka 
Date:   29-08-16 22:59   >>> Répondre à ce message

Effectivement c'est tres bien qu'Hissen Habré ait été jugé au Sénégal d'autant plus que la CPI a mauvaise presse en Afrique (je crois que l'UE a payé une bonne partie des frais du procès )

Pour Idriss Déby Président du Tchad , comme il est engagé au Mali et contre Boko Haram , personne n'ira lui chercher des poux dans la tête !....

Message posté par un internaute non inscrit dont la géolocalisation détectée est : VILLE : Dakar PAYS : Senegal
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: Pinke   
Date:   29-08-16 23:57   >>> Répondre à ce message

Oui, eureka mais le CPI existe depuis combien de temps ? Et a jugé combien de chefs d'état criminels jusqu'ici en comparaison?

Chacun sa vérité.
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: Eureka 
Date:   30-08-16 00:57   >>> Répondre à ce message

La CPI existe depuis les années 2000 mais la Chine et la Russie n'ont pas signée , les USA et Israel n'ont pas ratifiée donc on ne peut poursuivre ses pays ! A part les "guignols" de la guerre en Yougoslavie les Africains se retrouvent en majorité devant laCPI .....en plus d'Hissen Habré il y a Bagbo à la CPI

Message posté par un internaute non inscrit dont la géolocalisation détectée est : VILLE : Dakar PAYS : Senegal
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: Pinke   
Date:   30-08-16 17:45   >>> Répondre à ce message

Eureka a écrit:

> La CPI existe depuis les années 2000 mais la Chine et la Russie
> n'ont pas signée , les USA et Israel n'ont pas ratifiée donc on
> ne peut poursuivre ses pays ! A part les "guignols" de la
> guerre en Yougoslavie les Africains se retrouvent en majorité
> devant laCPI .....en plus d'Hissen Habré il y a Bagbo à la CPI

Avant il y a eu les tribunaux internationaux mais ca fait pas beaucoup de monde jugé c'est clair...

Chacun sa vérité.
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: ndar.tout   
Date:   30-08-16 17:52   >>> Répondre à ce message

Désolé mais à cause de Nino, interdis le sujet aux non-inscrits.
Si vous voulez poster, il suffit de vous inscrire/enregistrer.
Cela ne fait mal que la première fois.

--------------------------------------
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
-------------------
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: ndar.tout   
Date:   30-08-16 22:31   >>> Répondre à ce message

Qui a dit :
"""Le 28 septembre 2015, il assure à quelques journalistes qu’il ne veut «pas être député en 2017», estimant qu’accéder aux plus hautes fonctions par l’élection est «un cursus d’un ancien temps». """

--------------------------------------
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
-------------------
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: ndar.tout   
Date:   31-08-16 18:01   >>> Répondre à ce message

Ping perd, pong gagne.
Avec une élection à un tour, il est très difficile de battre un président sortant.
Dans cette configuration, wade aurait été réélu.
C'est pour cela qu'il voulait modifier le mode de scrutin.

--------------------------------------
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
-------------------
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: ndar.tout   
Date:   31-08-16 23:20   >>> Répondre à ce message

Au Gabon, que 5500 voix d'écart au niveau national mais """ dans la province du Haut-Ogooué, la région d'origine de la famille Bongo et d'après les chiffres officiels, Ali Bongo y a remporté plus de 95% des suffrages. Le taux de participation, lui, frôle les 100%.""" (RFI)

--------------------------------------
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
-------------------
 
 Re: De la démocratie. . .
Auteur: ndar.tout   
Date:   16-09-16 21:36   >>> Répondre à ce message

in rfi.fr :
"""Démocratie en Afrique: des palabres aux conférences nationales
Des supporters du candidat Jean Ping manifestent leur colère le 31 août 2016, à Libreville.
© MARCO LONGARI / AFP
Par Tirthankar Chanda
Publié le 15-09-2016 • Modifié le 15-09-2016 à 19:57
La fin de la Guerre froide a coïncidé avec une « vague de démocratisation » en Afrique. Après les régimes de parti unique et les dictatures militaires qui ont fleuri sur le continent noir au cours des décennies 1970-80, les années 1990 ont vu plusieurs pays africains se lancer dans l’aventure de la démocratie avec un enthousiasme renouvelé, ce qui a conduit les observateurs à qualifier cette période d’ « années de seconde libération ». A l’occasion de la journée de la démocratie que célèbrent les Nations unies ce 15 septembre, RFI a interrogé l’historien sénégalais Mamadou Diouf* et le politologue africaniste Antoine Glaser**, sur le bilan de la transition démocratique en Afrique. Entretiens croisés.
RFI : Pour beaucoup d’observateurs, les turbulences post-électorales que traverse le Gabon depuis l’annonce des résultats officiels de la présidentielle confirment que le continent africain « n’est pas mûr pour la démocratie », comme l’affirmait Jacques Chirac. Pour vous aussi, cette crise gabonaise, est-elle révélatrice de l’échec de la démocratie en Afrique ?
Mamadou Diouf dans son bureau à l'université de Columbia à New York. © RFI/Sabine Cessou
Mamadou Diouf : Pour moi, les événements gabonais ne signifient aucunement l’échec de l’expérience démocratique dans laquelle le Gabon s’est lancé au sortir de la Guerre froide, comme un certain nombre d’autres pays africains. Depuis les années 1990, l’Afrique a fait d’immenses progrès en matière de gouvernance, avec des élections organisées à intervalles réguliers, qui ont débouché sur des changements de régime dans plusieurs pays. Il me semble que ce qui se passe au Gabon aujourd’hui, tout comme les autres crises électorales récentes touchant notamment le Burundi ou la Zambie, sont les dernières expressions de l’autoritarisme politique qui a sévi en Afrique dans la période postcoloniale. Je suis persuadé qu’on ne pourra plus revenir en arrière, aux années 1970-80.
Antoine Glaser est politologue et africaniste. © © Cees Vangelderen
Antoine Glaser : Je vois dans cette crise gabonaise des raisons d’espérer. Contrairement à ce qui se passait à l’époque d’ Omar Bongo qui a gouverné le Gabon pendant 41 ans, et qui avait l’habitude de truquer les scrutins pour gagner les présidentielles avec des scores à la soviétique, sans que personne ne trouve à redire, les résultats serrés que viennent d’annoncer son fils Ali Bongo sont ouverts à la contestation. La mise en cause des résultats officiels était inimaginable il y a dix ans. Ce qui vient de se passer au Gabon montre que les processus électoraux sont de plus en plus surveillés en Afrique et que les citoyens se mobilisent pour montrer du doigt les fraudes éventuelles. Quels que soient demain les résultats des délibérations du Conseil constitutionnel gabonais appelé à arbitrer entre le fils Bongo et son adversaire Jean Ping qui conteste la victoire du président sortant, je crois fermement que la démocratie sortira renforcée de cette épreuve.
Chaque fois qu’il y a une crise de gouvernance en Afrique, on entend les médias expliquer que si la démocratie a du mal à s’enraciner dans un continent noir foncièrement inégalitaire et patriarcal, c’est parce que c’est un concept importé. Alors, la démocratie serait-elle une idée neuve en Afrique ?
Antoine Glaser : Je ne le crois pas. L’Afrique n’a pas attendu la Déclaration des droits de l’Homme pour faire évoluer son système de gouvernance. Même dans un village traditionnel, le chef de village ne faisait pas ce qu’il voulait et devait tenir compte des avis du Conseil des anciens. Très franchement, les Africains avaient sans doute beaucoup plus droit à la parole dans l’Afrique précoloniale qu’ils ne l'ont eu sous les dictateurs adoubés par l’Occident pendant la Guerre froide. Ce n’est pas à l’ombre de la Tour Eiffel que les «
palabres » ont été inventées !
Mamadou Diouf : Je crois que le terme «
démocratie » est inadapté à la réalité de l’Afrique précoloniale. En nous appuyant sur des connaissances que nous avons de cette période, notamment à travers essentiellement la littérature orale, on peut simplement dire que les sociétés africaines précoloniales étaient confrontées à la contestation, à la critique et à la dissidence et qu’elles les géraient à leur façon, ni avec moins de compréhension ou d’empathie qu’ailleurs dans le monde à la même époque.
Historiquement, les débuts de la démocratie en Afrique datent de la période de la colonisation. En lutte contre l’administration coloniale, les Africains aspiraient à une société où ils pourraient vivre en tant que citoyens à part entière. On a oublié qu’au début des années 1960, la plupart des Etats africains nés de la décolonisation étaient des Etats démocratiques, dotés d’un Parlement, d’institutions et de partis politiques. Qui se souvient qu’en 1958 au Ghana, qui s’appelait encore la Gold Coast, les partis politiques ghanéens avaient obtenu l’organisation des élections parlementaires et Nkrumah est pour ainsi dire sorti de la prison pour se rendre au palais du gouverneur pour se voir confier la mission de former le gouvernement ? Malheureusement, au fil de la première décennie d’indépendance, la plupart des jeunes Etats d’Afrique subsaharienne ont basculé dans des régimes de parti unique ou des dictatures, souvent adoubés par leurs anciens maîtres coloniaux. C’étaient le cas des pays francophones où les coups d’Etat étaient orchestrés directement par la cellule africaine de l’Elysée que dirigeait le redoutable Jacques Foccart
. C’est au nom de la stabilité du monde libre que la France intervenait et l’opinion publique internationale lui savait gré, d’autant que ces coups d’Etat permettaient de s’assurer que les richesses du sous-sol africain ne tombent pas dans les mains des « affreux » communistes !
La démocratie semble aujourd’hui plus dynamique dans les pays anglophones que dans les pays francophones. Comment peut-on expliquer que les pays issus de l’empire britannique aient pris un train d’avance sur les pays francophones ?
Antoine Glaser : Cette différence est réelle et elle s’explique sans doute par les systèmes de colonisation très différents mis en place par les Anglais et les Français. L’administration coloniale britannique pratiquait ce qu’on a appelé l’« Indirect rule » qui permettait aux sujets africains de choisir leurs dirigeants, leurs langues de travail, alors que la France cooptait les dirigeants, même aux niveaux des régions et des sous-régions. La visite en France des présidents élus dans le pré-carré africain s’inscrit dans la tradition française de choisir des dirigeants pour les Africains. Ils doivent être francophones et francophiles, mais on attend aussi qu’ils soient alignés sur les positions géopolitiques de la France.
Mamadou Diouf : On ne peut pas généraliser, d’autant qu’il y a une extraordinaire diversité de situations au sein de la communauté des anciennes colonies françaises tout comme au sein du monde anglophone. Par exemple, en Zambie ou en Tanzanie, on est très loin des sociétés ouvertes que sont le Nigeria ou l’Afrique du Sud post-apartheid. Au sein des pays francophones un peu figés, le Sénégal et dans une certaine mesure le Mali représentent des contre-exemples marquants. Le Sénégal qui a connu le parti unique - le président Senghor parlait de « parti dominant » - pratique le multipartisme depuis les années 1980. Avec quatre présidents qui ont présidé sur sa destinée, l’alternance y est entrée dans les mœurs depuis belle lurette. Les confréries religieuses y jouent un rôle politique essentiel. Elles traduisent la géopolitique aux populations et ont engagé des négociations avec les élites au pouvoir afin de les amener à inscrire des libertés démocratiques dans la Loi fondamentale du pays dès les premières années de l’indépendance. Le Sénégal a une vieille tradition du débat politique dont les débuts remontent aux XIXe siècle lorsque les habitants des communes de Saint-Louis, Gorée, Dakar et Rufisque ont arraché au pouvoir colonial la reconnaissance de leurs droits à la citoyenneté.
Quels sont les principaux acquis de la démocratisation à l’œuvre depuis les années 1990 lorsque les régimes autoritaires ont été balayés par une vague de contestation populaire ?
Antoine Glaser : En 1990, il n’y avait que trois pays (Sénégal, Ghana et île Maurice) à pouvoir légitimement se targuer de posséder un système politique multipartite et de pouvoir organiser des élections à suffrages universels. Aujourd’hui, tous les pays organisent des élections, à l’exception de l’Erythrée et même si les scrutins ne débouchent pas nécessairement sur des gouvernements représentatifs de la volonté populaire. Or si la tenue des élections libres et régulières est une condition sine qua non, elle n’est pas suffisante pour la démocratie. Pour que la démocratie puisse s’épanouir dans un pays, il faut aussi le pluralisme politique, économique, syndical, la séparation des pouvoirs, la garantie des droits et des libertés individuelles, la liberté de la presse. Bref, une vie démocratique que la plupart des pays africains secoués par des contestations des pouvoirs autoritaires dans les années 1990 sont en train de mettre en place avec plus ou moins de succès. Certes, il y a des résistances, comme au Gabon, au Burundi, au Congo-Brazzaville, en Zambie, en RDC, mais dans tous ces pays les populations sont descendues dans la rue pour sauvegarder leurs droits et leurs libertés. Je vois cela comme un présage encourageant pour l’avenir de la démocratie en Afrique.
Mamadou Diouf : L’un des principaux acquis de ces dernières décennies a été pour moi le rejet des coups d’Etat comme mode de dévolution du pouvoir. Certes, cette stigmatisation générale n’a pas empêché un certain nombre de pays de plonger dans la violence, notamment la Côte d’Ivoire en 1999, la Mauritanie et la Guinée en 2008. Mais la position prise sur cette question grave par l’Union africaine qui désormais exclut de ses sommets tout gouvernement issu d’un coup de force militaire ou politique, a contribué à ranger les coups d’Etat dans l’illégalité pour de bon.
La communauté internationale a joué un rôle majeur dans la démocratisation des pays africains. Mais avec la montée du jihadisme, est-ce que la promotion de la démocratie demeure toujours une priorité pour les gouvernements occidentaux?
Antoine Glaser : Il est certain que la lutte contre l’islamisme en Afrique est devenue aujourd’hui une priorité pour l’Occident. On a parfois l’impression d’être revenu à la période de la Guerre froide lorsque la recherche de la stabilité politique était plus importante que d’autres considérations. Le Niger dans une certaine mesure, mais c’est surtout le Tchadien Idriss Déby qui a bénéficié un maximum de ce relâchement de l'exigence démocratique. Profitant du rôle majeur que joue l’armée tchadienne dans le dispositif Barkhane, le président tchadien a réussi à se faire réélire cet été dans des conditions pour le moins problématiques. Pour les Occidentaux en général, les impératifs de sécurité et de business priment aujourd'hui sur les considérations liées au développement ou à la démocratie.
Mamadou Diouf : J’ai toujours pensé que c’est aux Africains qu’incombe la tâche de démocratiser leurs sociétés et pas à la communauté internationale.
*Mamadou Diouf est historien sénégalais, professeur et chercheur à l’Université de Columbia à New York. Son dernier livre s'intitule: Les arts de la citoyenneté au Sénégal. Espaces contestés et civilités urbaines (sous la direction de Mamadou Diouf, et Rosalind Fredericks). Paris, Karthala, 2013.
**Antoine Glaser est un journaliste, politologue et africaniste. Il est le fondateur de La Lettre du Continent, lettre confidentielle bimensuelle sur l'Afrique. Son dernier ouvrage s'intitule: Arrogant comme un Français en Afrique, Editions Fayard, 2016.
Sur le même sujet
Dialogue de Libreville: état des lieux de la démocratie en Afrique centrale
La démocratie en Afrique au cœur d’une conférence organisée à Dakar
Alain Claude Bilie By Nze : «le Gabon est une démocratie avec des lois»& """

--------------------------------------
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
-------------------
                    

Liste des forums  |  Besoin d'un login ? Enregistre toi ici
 Identification
 Nom d'utilisateur:
 Mot de passe:
 Se rappeler de mon login:
   
 Mot de passe oublié ?
Entre ici ton e-mail ou ton identifiant et un nouveau mot de passe te sera envoyé par mail.